Bouygues Immobilier s'adapte, innove, et anticipe les besoins de demain

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Bouygues Immobilier s'adapte, innove, et anticipe les besoins de demain

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Bouygues Immobilier s'adapte, innove, et anticipe les besoins de demain

Un leader de la promotion immobilière en France, Bouygues Immobilier, développeur-opérateur urbain, développe des projets de logements, d'immeubles de bureaux et parcs commerciaux à partir de 35 implantations en France, 4 en Europe et 1 au Maroc.

Digitalisation, mondialisation, urbanisation : dans un contexte de transformations profondes, Bouygues Immobilier s'adapte, innove, et anticipe les besoins de demain.

 

Quel bilan tirez-vous de l'année 2015 pour les différentes activités de Bouygues Immobilier ?

Avec 2 304 millions d'euros, notre chiffre d'affaires global est, comme prévu, en retrait par rapport à 2014, principalement à cause du faible niveau des réservations enregistrées en logement en France entre 2012 et 2014. En termes d'activité commerciale, la situation est contrastée entre le Logement et l'Immobilier tertiaire. Dans un marché français du logement en nette reprise grâce au succès du dispositif Pinel, qui, combiné avec des taux d'intérêt très bas, a relancé les ventes aux investisseurs privés en 2015, Bouygues Immobilier a stabilisé son activité à 12 195 réservations. Notre part de marché se maintient sur les ventes à l'unité (investisseurs privés et occupants) bien qu'elle apparaisse en baisse au global (incluant les ventes en bloc) suite à l'achèvement d'un important contrat avec EDF réalisé pour l'essentiel entre 2012 et 2014. Sur le marché tertiaire, la demande placée est restée stable. Dans ce contexte, nous avons signé de belles ventes, avec 101 628 m2 de bureaux et commerces commercialisés. Nous avons par ailleurs remporté de très beaux succès en aménagement de quartiers durables avec les projets XXL à Marseille et Lyon Living Lab. Enfin, en cette année marquée par la COP21 à Paris, Bouygues Immobilier a remporté le trophée Solutions Climat « coup de coeur adaptation » pour Hikari, premier îlot mixte à énergie positive en France, situé à Lyon Confluence. Une belle reconnaissance de notre engagement de longue date en faveur du développement durable.

 

Et l'international ? A-t-il représenté le relais de croissance attendu ?

Notre ambition est d'apporter de la valeur sur certains marchés internationaux, en exportant nos méthodes, nos techniques, nos solutions innovantes. En 2015, le challenge est relevé avec une prise de commande en hausse en Pologne, en Belgique et au Maroc dépassant ainsi, pour la première fois, les 1 000 logements réservés à l'étranger. Notre filiale polonaise en particulier connaît un très bel essor, avec des ventes qui ont doublé ces deux dernières années : nous sommes devenus le troisième promoteur de Varsovie et nous nous étendons en province. Au Maroc, nous avons lancé les travaux de la première tranche de notre projet Les Faubourgs d’Anfa à Casablanca, qui comprend 13 500 m2 de bureaux et 450 logements. Donc, oui, l'international est pour nous un vrai relais de croissance.

 

Quelle est la situation de Bouygues Immobilier sur le plan strictement financier ?

Notre situation financière est très solide avec plus de 500 millions d'euros de fonds propres et une trésorerie positive. Quant à notre rentabilité, elle a atteint un point bas en 2015. C'est le reflet des années difficiles pour le logement en France qu'ont été 2013 et 2014, années au cours desquelles nous avons dû, comme tous les acteurs du marché, multiplier les promotions commerciales. Les indicateurs montrent que notre rentabilité va progressivement s'améliorer à partir de 2016.
Quelles réalisations de 2015 vous semblent emblématiques de la culture de l'innovation développée par Bouygues Immobilier ?

L'inauguration du siège social d'Unilever France à Rueil-Malmaison en mars, en présence de Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères et du Développement international, et de Paul Polman, CEO d'Unilever, a constitué un événement majeur en cette année de COP21. Ce bâtiment emblématique de notre offre de bureaux à énergie positive Green Office® associe production photovoltaïque et géothermie grâce à une nappe alluviale située à proximité. Je citerais également bien sûr Hikari, premier îlot mixte à énergie positive en France. Il produira plus d'énergie qu'il n'en consommera, grâce à une conception architecturale bioclimatique, à la production d'énergies renouvelables sur site et à une gestion énergétique mutualisée entre logements et bureaux.

 

Et côté Logement immobilier ?

Sans conteste Home, premier immeuble résidentiel de 50 mètres de hauteur livré à Paris depuis les années 1970. Autre projet marquant : le programme de 140 logements que nous réalisons dans le cadre de l'îlot démonstrateur bois lancé par Strasbourg Eurométropole. Je pense enfin au programme Les Lodges, situé à Chanteloup-en-Brie et distingué par l'Ademe pour ses solutions en matière de performance énergétique appliquées aux 35 maisons à ossature bois.
Bouygues Immobilier a choisi depuis cinq ans un positionnement innovant de développeur-opérateur urbain.

 

En 2015, quelles ont été les avancées de votre démarche UrbanEra® ?

Nous avons créé une direction dédiée pour capitaliser sur nos expériences en matière de quartiers durables, faire converger l'ensemble de nos innovations vers nos offres commerciales, et nous professionnaliser encore davantage. Après Ginko à Bordeaux, Fort d’Issy à Issy-les-Moulineaux, Hikari à Lyon et Cœur Université à Nanterre, nous avons remporté en 2015 le projet XXL à Marseille, et à Lyon, en collaboration avec Bouygues Construction, l'appel à projets lancé par l'Institut de la ville durable. Ces deux succès montrent les attentes importantes des collectivités locales dans ce domaine et, donc, toute la pertinence de notre stratégie.

 

2015 a vu le lancement de votre nouveau concept d'immobilier d'entreprise Nextdoor. Pouvez-vous nous en parler ?

Nextdoor préfigure l'immobilier d'entreprise de demain et répond à deux exigences a priori contradictoires : celle d'investisseurs immobiliers qui ont besoin d'engagement à long terme pour financer leurs projets, et celle de chefs d'entreprise qui ne peuvent précisément pas s'engager sur le long terme, faute de visibilité sur la conjoncture économique. À cela s'ajoute un constat : dans un immeuble de bureaux classique, environ un tiers des bureaux sont inoccupés ! D'où l'intérêt de les mutualiser, d'investir dans un siège social plus petit et parallèlement de louer des tiers-lieux. Nextdoor, c'est tout simplement de l'hôtellerie d'entreprise. Le concept intéresse les grands groupes aussi bien que les start-up. Nous avons créé le premier Nextdoor à Issy-les-Moulineaux. La réussite du concept va au-delà de nos attentes : le taux de remplissage approche 100 %. Nous entendons donc le développer à un rythme accéléré dans les mois et les années qui viennent.

 

Sur vos autres activités, le positionnement de Bouygues Immobilier a-t-il évolué ? Si oui, pour répondre à quels enjeux ?

Oui, toutes nos offres évoluent. Nous adaptons ainsi nos logements aux nouveaux modes de vie tout en maintenant des prix accessibles et une forte exigence de qualité. Notre offre de logements connectés et évolutifs Flexom connaîtra ainsi son plein développement à partir de 2016. Nous poursuivons également nos actions en matière d'immobilier vert, avec la conviction que la valeur d'un immeuble, c'est aussi sa valeur énergétique ! C'est un facteur différenciant en Immobilier d'entreprise et, de plus en plus, en Logement, même si la question du prix demeure encore souvent un frein. Enfin, nous nous impliquons de plus en plus, dans la durée, dans l'exploitation et le pilotage des bâtiments livrés. Et nous allons encore plus loin dans notre accompagnement sur l'usage, avec, dans les quartiers, une offre de services urbains qui s'étend à l'énergie, aux services de proximité, à la mobilité : conciergeries de quartier, parkings mutualisés, covoiturage, sites Internet collaboratifs, etc. Nous jouons un rôle qui va bien au-delà du promoteur « pure player ».

 

Quel est votre regard immobilier sur l'année qui s'annonce ?

Nous pensons que le marché du logement en France est engagé dans un nouveau cycle de croissance. Il devrait croître d'au moins 5 % en 2016, si les dispositifs d'aide actuellement en place sont maintenus en 2016 et prolongés en 2017. En Immobilier d'entreprise, il n'y aura sans doute pas d'évolution notable de la demande en volume, mais une exigence renforcée de qualité et de flexibilité des bâtiments. Quant à l'investissement, il restera à un niveau élevé compte tenu de la faiblesse des taux d'emprunt et de l'appétence des investisseurs internationaux pour des immeubles tertiaires loués.

 

Comment dans ce contexte immobilier continuer à faire la différence ?

J'ai la conviction profonde que notre métier s'est professionnalisé, mondialisé, financiarisé et digitalisé. Cela suppose de pouvoir mobiliser des investissements, de former les collaborateurs, de trouver des investisseurs, d'être plus ouvert sur l'international. Cela suppose aussi de devenir une entreprise plus agile, plus mobile, plus réactive et plus en lien avec ses clients. Nous avançons sur ces différents axes. Pour doper notre capacité à innover, nous avons créé une filiale dédiée à l'investissement dans les start-up. Cette société, dénommée BIRD, a vocation à prendre des participations minoritaires dans des sociétés innovantes positionnées sur des activités que nous jugeons stratégiques.

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